Sélectionner une page

Tout le monde connaît Apache ! C’est le serveur web le plus utilisé au monde, stable, et surtout, gratuit. Tomcat, c’est le serveur d’applications java pour Apache : très accessible, cette solution front web s’avère extrêmement flexible, ce qui permet à tout un chacun de développer rapidement et simplement son application web. Mais si l’accessibilité est garantie, ce n’est pas forcément le cas de la qualité de développement : la pluralité de styles et de compétences entraîne naturellement des problèmes de performance, de compatibilité et de sécurité. Sachant cela, vaut-il mieux privilégier Tomcat, la solution libre en acceptant les contraintes liées à sa gratuité, ou vaut-il mieux recourir à une solution intégrée et professionnelle comme Oracle Weblogic ?

Question de développement

Pour choisir entre Apache Tomcat et Oracle Weblogic, on peut se baser sur les habitudes des développeurs. Le choix d’un logiciel libre est une évidence pour une partie des développeurs web, qui envisagent le net comme un espace de liberté et de gratuité. Tomcat est un moteur de servlet, un serveur http qui utilise le langage Java, souvent associé à Apache pour la gestion du serveur web (on peut aussi choisir IIS), mais qui peut fonctionner en standalone. Il a l’immense avantage d’être compatible avec tout, et d’être plus accessible (inutile de se référer à un support externe pour le moindre problème).

Oracle Weblogic, quant à lui, est un serveur d’applications payant, qui offre à la fois la possibilité de construire ses propres applications et aussi de déployer les solutions métiers commercialisées par Oracle ( entre autres ).

Assurer la sécurité de l’application

Ce qui est intéressant avec les solutions libres, c’est que tout le monde peut développer une application. Le problème avec les solutions libres, c’est aussi que tout le monde peut développer une application. La qualité du produit final est donc extrêmement variable : degré de finition, qualité du debug, optimisation des requêtes, compatibilité avec le système en place, et surtout, sécurisation du processus. Cela signifie qu’utiliser une solution libre peut parfois amener plus de problèmes qu’elle n’en résout, engendrant une forme de surcoût qui ne se quantifie pas au départ.

Le point le plus problématique reste la sécurité : les requêtes mal optimisées peuvent engendrer des surcharges, et donc des crash du serveur, tandis que des failles de sécurité peuvent faire de l’application un point d’entrée, qui introduit une vulnérabilité dans le système.

Si les solutions payantes comme Oracle Weblogic ne sont pas à l’abri d’une erreur ou d’une faille de sécurité, le processus de contrôle qualité en est cependant plus rigoureux (et surtout, systématique), ce qui garantit à l’utilisateur un certain niveau de performance.

Assumer le coût de la maintenance

Si le développeur web peut souvent intervenir pour déboguer sa propre application, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le cas avec les solutions gratuites, il restera cependant incapable de fournir une assistance pour des problèmes liés au serveur Apache ou à la compatibilité avec la base de données choisie. En cas de problème, l’utilisateur devra se référer à la communauté du libre : si la masse de connaissances est très importante (et gratuite), il n’y a pas non plus de garantie d’obtenir une réponse fiable et rapide.

De son côté, Oracle Weblogic bénéficie de la puissance de son groupe : si la solution est plus onéreuse, elle a l’immense mérite de fournir une assistance performante, à la fois sur la base de données et sur l’application. Lorsqu’il s’agit d’intégrer l’application au sein d’une architecture existante, l’assistance professionnelle sera donc plus à même de guider l’utilisateur vers une mise en place sécurisée, ce qui assurera une bonne compatibilité et une bonne performance.